Bulles versées, de Nathalia Roudavitch

Publié le par darklimelight

bulles versées

 

Qu’il est difficile de chroniquer de la poésie ! C’est comme si on essayait de définir le souffle de l’air, la chaleur du soleil, le goût des larmes, que sais-je encore... Surtout, ne pas tomber dans le piège du « c’est joli », trop facile. Et à des années-lumière de ce que l’on ressent quand on ouvre ce recueil de Bulles versées... Tiens ! Il y a de minuscules fleurs de papier qui se promènent entre les feuillets (cadeau si l’on commande un exemplaire dédicacé). Ce n’est qu’un détail, mais qui vaut son pesant d’or, car elles sont comme autant de portes ouvertes sur un autre monde pour qui sait encore s’émerveiller. Bien sûr, on remarquera les mots et leurs jeux, les sonorités, les images... oui, quand même... Mais Bulles versées, c’est bien plus que ça, tellement plus... C’est la porte difficilement entrouverte, la faute à un trop-plein de pudeur, mais entrouverte malgré tout sur la vie intérieure d’une femme du monde (mais non, pas celle qui fait partie de la haute société !) qui souffre de ce qu’il devient. Dans sa chair autant que dans son esprit. Alors, ce petit bout d’elle donné à lire, comme un petit bout d’aile à la saveur d’ange tombé de haut, agit comme un concentré de pure émotion, 100 % bio, garanti sans additif chimique ni colorant alimentaire. Aucune chance de s’intoxiquer avec, alors allez-y, consommez sans modération ! Observez bien aussi la main qui émane de chaque poème : de page en page, tantôt elle vous pousse, tantôt elle vous retient, ou alors se pose, légère, sur votre épaule, ou prend la vôtre dans un clin d’œil pour vous entraîner vers un ailleurs rose, comme certaine littérature longtemps vouée à l’enfer des bibliothèques. C’est ça, l’effet Bulles versées, entre autres : la sensation d’une présence réelle et chaleureuse à chaque nouvelle lecture. Les mots, sans cette présence, sans la voix de l’auteur, ne sont rien...

Marie Fontaine

 

Pour en savoir plus sur l’auteur, cliquer ici...

 

Pour vous procurer le recueil, c’est par là...

 


Publié dans CRITIQUES LIVRES

Commenter cet article

darklimelight 04/09/2012 01:28


Merci Pascale

Pascale-Madeleine 01/09/2012 08:51


J'adore tes chroniques Marie !


à te lire...