Regarde les hommes réaliser

Publié le par darklimelight

 

 

Son père portait la casquette, lui arbore plutôt le chapeau-feutre. Ne serait-ce cette différence vestimentaire, on pourrait les croire copiés-collés l’un sur l’autre tant la ressemblance est frappante.

 

 

Michel Audiard

Mais quoi de plus normal ? Après tout, Jacques est le fils du grand Michel Audiard, scénariste à la gouaille légendaire. Heureusement pour nous, cinéphiles, il n’a pas seulement hérité des traits de son père : les gènes du cinéma ont suivi la voix du sang.

 

 

Jacques-Audiard

 


Jacques voit le jour le 30 avril 1952, à Paris. Sa moisson de récompenses cinématographiques est si abondante qu’il a dû forcément tomber dès sa naissance dans le chaudron du cinéma. Point du tout ! Il se destinait à l’enseignement et dans ce but a suivi des études de Lettres. Prendre un chemin carrément différent, peut-être était-ce sa solution pour sortir de l’ombre de son (trop) illustre géniteur, dans laquelle il avait jusque là vécu... Mais son environnement finit par le rattraper. Interrompues ses études, abandonnée la carrière dans le professorat. Jacques se tourne enfin vers le cinéma.

Il débute comme monteur. A l’époque, les cinéastes allemands, Wenders, Herzog, Fassbinder, Schroeter ou Syberberg, le fascinent : les poisons de leur siècle transcendent leurs mondes sur la pellicule.  

Au début des années 80, l’auteur qui sommeille toujours en lui s’éveille : il écrit ses premiers scripts et noue avec le succès. Dans la foulée, il livre plusieurs scénarii à la qualité immédiatement reconnue : Réveillon chez Bob, de Denys Granier-Deferre, Mortelle randonnée, de Claude Miller, ou encore Fréquence meurtre, d'Elisabeth Rappeneau.

 

 

 

reveillon-chez-bob-06-g                                             Réveillon chez Bob

 

 

 

 

mortelle-randonnee-1983-5-g

 

                                                           Mortelle randonnée

 

 

 

 

fréquence meurtre

         Fréquence meurtre

 


Cet iconoclaste du cinéma, qui se dit « artisan », au point de prendre tout son temps pour réaliser ses films, passe ensuite à la mise en scène et livre son premier opus en 1994 : Regarde les hommes tomber, sombre road-movie misant sur l’improbable face à face entre deux caractères que tout oppose. Pari réussi : il remporte le « César du meilleur premier film », ainsi que le prix Georges-Sadoul. Suivent Un héros très discret, en 1996, Sur mes lèvres, cinq ans plus tard, De battre mon cœur s’est arrêté, en 2005 et dernièrement, Un prophète, Grand prix du festival de Cannes en 2009.


 

 

Niels-Arestrup-dans-un-prophete galleryphoto paysage std

         Un prophète

 


 

Réalisations Films :

 

1994 : Regarde les hommes tomber

1996 : Un héros très discret

2001 : Sur mes lèvres

2005 : De battre mon coeur s'est arrêté

2009 : Un prophète

 

Réalisations Vidéo-Clips :

 

1996 : Comme elle vient, Noir désir

1998 : Sommes-nous, Alain Bashung

1998 : La nuit je mens, Alain Bashung

1998 : Ton invitation, Louise Attaque

1999 : Sarah et Tobie, Yves Simon

1999 : Les p’tits papiers, Liberté de circulation

2002 : Unlimited Marriage, Rodolphe Burger

2003 : O Compagnons, Raphaël

 

 © Marie Fontaine

Publié dans DOSSIERS REALISATEURS

Commenter cet article

darklimelight 17/09/2011 16:13



Merci à vous deux !


@ Palilia : je n'ai pas pris le pack premium. Je me sers uniquement des options avancées de Overblog. Et pour les textes, je les écris d'abord sur word et ensuite je copie-colle ;)



Palilia 28/08/2011 21:57


Superbe présentation ! tu as pris le pack premium ? c'est clair et sans les "sauts de paragraphe" que je n'arrive pas à dompter et supers articles aussi.


Pascale 28/08/2011 18:57


Bel article qui nous rappelle de beaux moments de cinéma. Raffinée ta présentation Marie !
Le prophète, on en ressort pas indemne.
J'apprécie le petit clin d'oeil à Michel, le père. Parce que les dialogues... c'est quelque chose !