The Island

Publié le par darklimelight

 

 

 

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The Island, de Michael Bay, 2005, action, science-fiction (USA)


Le monde a été victime d’une contamination implacable, qui a décimé la quasi-totalité de l’humanité. Des survivants continuent à vivre dans un environnement confiné, à l’abri de ce fléau. Des équipes médicales sont aux petits soins pour eux. Celles chargées de la sécurité ne les quittent pas d’une semelle. Pour leur bien, la moindre bouffée émotionnelle est traquée sans pitié. A l’extérieur, seule une mystérieuse île a réussi à échapper à la contamination. Elle est le paradis promis aux gagnants désignés au sort par le tirage quotidien d’une loterie. Dans cet univers si lisse et policé, un homme, Lincoln Echo 6, se pose des questions...

Voilà pour le point de départ de The Island. En prélude, les cauchemars de Lincoln, d’une esthétique visuelle assez surprenante, nous mettent en appétit. Va-t-on avoir quelque chose de nouveau en matière de film de science-fiction à se mettre sous la dent ? La réponse est malheureusement « non ». Très vite cela tourne au vulgaire film d’action, avec des poursuites, en veux-tu ? En voilà ! Je n’ai rien contre ces scènes, lorsqu’elles sont filmées avec virtuosité et que loin d’être gratuites, elles servent à merveille le scénario. Mais là, elles étaient pénibles à suivre, tournées sur un rythme hystérique, donnant le tournis au point de presque vomir. Dommage, car les effets spéciaux utilisés pour certaines cascades, ainsi que pour certaines scènes de démolition, se révèlent réellement bluffants. Mais ils ne peuvent à eux seuls garantir la réussite d’un film.

Les deux acteurs principaux, Ewan McGregor et Scarlett Johansson se noient désespérément dans la profusion de ces effets surnuméraires. Là encore, dommage, car ils auraient pu être tellement mieux exploités au vu des possibilités dramatiques qu’offrait un tel scénario sur le clonage humain. Les questions philosophiques, à peine soulevées, sont expédiées à la truelle. Et... Action ! Encore et encore ! Cela en devient lourd. Mais hélas ! pas de sens. Les dialogues relèvent d’un infantilisme agaçant. Oui, je sais, les héros sont censés avoir un âge mental d’adolescent, mais quand même !

En résumé, un film moyen, dont le fond, au lieu d’être subtilement développé, a été massacré à la tronçonneuse d’une forme par trop bourrine. Si vous cherchez le paradis cinématographique, vous ne le trouverez pas sur cette île...

 

 

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